|
Salle des musiciens
|
||||||
|
Chaque instrument de musique est protégé par sa vitrine, permettant au visiteur une observation parfaite (vues de face, de profil et arrière). |
||||||
|
C'est un instrument amusant à fabriquer, à la portée de tout amateur du travail du bois. Malgré tout, l'usinage du"trou" ou conduit du hautbois, et de la pièce mobile assurant la liaison entre la panse et celui-ci, reste relativement délicat. Notre cornemuse, qui ne doit être considérée que comme objet personnel, n'étant pas destinée à être produite en nombre, et donc ne nous oblige en rien à obtenir une régularité de son sur une quantité donnée, provient d'expériences, de tentatives heureuses et ne possède pas de bourdon. Elle sera en bois dur, non filandreux, en buis par exemple (la nôtre est en sycomore). Nous avons besoin de roseaux de diamètre de 6 à 8 mm (au-delà, le son est certes plus agréable mais nécessite un débit d'air trop important, non compensable par notre souffle...). Conservez un noeud, vers le haut, faites une entaille comme sur le schéma avec une lame de cutter neuve et de bonne qualité. La longueur de l'entaille déterminera celle de l'anche. Soufflez, mais pas trop fort... La cornemuse médiévale peut être parallélépipédique ou cylindrique, ce qui nécessitera un tour à bois. Une fois l'aspect déterminé, il faut usiner le "couloir". Cela reste la partie la plus délicate à réaliser, car c'est lui qui permettra au son, dont la course peut être schématisée par une courbe sinusoïdale, voire par un ressort dont l'élasticité serait l'intensité et le son sorti de l'anche, de circuler. Il lui faut donc être parfaitement cylindrique et lisse et d'un diamètre de 12mm. Pour ce faire nous utiliserons une toupie ou une défonceuse (outils à bois que tout menuisier professionnel ou non, possède) Chaque extrémité ne sera pas entamée à ce moment, puisqu'en sortie il nous faut un trou de 10mm de diam. et à l'entrée un perçage légèrement supérieur au diamètre de l'anche. Tous les centres devant bien entendus être parfaitement alignés. Ajustez l'anche au hautbois avec de la cire à cacheter, ajustage demandant de la patience...une fois obtenue, les deux parties peuvent être démontées avec précaution...testez, soufflez, si le son vous convient, continuez, sinon refaites une anche... Percez maintenant les 8 trous permettant les déclinaisons du son (cf. shema 2). Jusqu’à présent, seul votre souffle vous permettait de faire sonner votre cornemuse, comme une flûte, maintenant passons à la panse, réserve d'air pour un son continue. Elle consiste en une poche équipée d'une entrée d'air, et d'une sortie reliée au hautbois juste sur l'anche. Cette jonction doit être abordée dés la conception. En effet, l'idéal est de réaliser une pièce en bois mobile englobant l'anche et se fixant sur le haut bois, de manière à permettre le changement d'icelle sans difficulté majeure (voir pour ce faire les photos de nos cornemuses). Il faut juste une arrivée d'air suffisante (3-4 cm) et surtout une parfaite étanchéité entre les différentes pièces. Cette panse sera réalisée en cuir dont les coutures seront fortement enduites de graisse, ou, pour une première, en toile cirée collée puis recouverte de tissu ou autre. L’entrée d'air, si vous ne disposez d'un tour à bois, sera réalisée en bambou, matériau résistant bien à la salive et aux morsures, déjà percé....... Maintenant il ne vous reste plus qu'à vous entraîner, et être patient, très patient...... |
||||||